Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Louange à Dieu, le Seigneur des mondes, et que les prières les plus nobles et la paix la plus pure soient sur le Messager de la miséricorde, le Prophète de l’univers, Mohammad, ainsi que sur les membres bons et purs de sa famille.
Que la paix soit sur toi, mon maître, ô Aba Abdillah Al-Hussein, ainsi que sur les âmes qui ont campé dans ta cour et se sont jointes à ton noble voyage. De ma part, que la paix de Dieu soit sur vous à jamais, tant que je vivrai et que se succéderont inlassablement le jour et la nuit. Que Dieu ne fasse pas de cet engagement le dernier de mes pèlerinages vers vous. Que la paix soit sur Al-Hussein, sur Ali fils d’Al-Hussein, sur les enfants d’Al-Hussein et sur les compagnons d’Al-Hussein. Que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous tous.
Chers frères, chères sœurs, chers auditeurs, je souhaite aujourd’hui prendre le temps nécessaire pour explorer avec vous, de la manière la plus exhaustive et la plus profonde possible, un concept fondamental de notre existence. Il s’agit d’un concept que beaucoup d’entre nous pourraient considérer comme une simple évidence, une notion acquise, mais qui constitue en réalité la clé de voûte de notre religion et le but ultime de notre création : le concept de la Vérité.
Cette réflexion puise sa source et son inspiration directes dans une parole fondatrice, d’une intensité bouleversante, prononcée par l’Imam Hussein, que la paix soit sur lui. Au cœur de son épreuve, il s’est écrié : « Ne voyez-vous pas que la vérité n’est pas appliquée et que l’on ne s’interdit pas le faux (le mensonge) ? Que le croyant désire donc la rencontre de son Seigneur en étant sur le chemin de la vérité ». C’est autour de ce cri d’alerte, de cet appel intemporel à la Vérité, que nous allons bâtir notre réflexion aujourd’hui.
1. La sacralité de la Vérité : Une quête humaine, innée et universelle
La notion de vérité n’est pas une construction artificielle ; elle est profondément et viscéralement ancrée en l’homme. C’est un concept sacré, instinctif et naturel, une évidence que chaque être humain porte en lui depuis sa naissance,. Je vous invite à observer attentivement la société qui nous entoure aujourd’hui. Lors de n’importe quel débat, quelle que soit sa nature, que constatons-nous ?. Qu’il s’agisse d’une discussion intellectuelle de haut vol, d’une controverse scientifique complexe, d’un affrontement politique acharné, d’une question administrative banale ou même d’un simple désaccord à l’intérieur du foyer familial, chaque individu impliqué revendique haut et fort détenir la vérité.
Pourquoi assistons-nous à cet acharnement universel ?. Tout simplement parce que l’homme, par sa nature profonde, sacralise l’idée même de la vérité,. Il refuse viscéralement d’être associé à l’erreur, au mensonge ou au faux. Si deux personnes en conflit viennent me consulter, moi en tant que cheikh, avec leur différend, chacune affirmera avec une conviction inébranlable : « Le droit et la vérité sont de mon côté ». Elles viennent me voir en espérant que je valide leur position et que je confirme que la vérité est bien avec elles.
Cependant, nous devons prendre conscience d’une réalité incontournable : la vérité n’est pas une simple opinion malléable destinée à satisfaire tout le monde. Ce n’est pas un compromis que l’on façonne de toutes pièces pour plaire aux uns et aux autres. La vérité est une absoluité, une quête suprême que tout le monde recherche ardemment, mais que nos passions nous empêchent souvent de saisir. C’est très précisément cette douloureuse déconnexion entre l’idéal sacré de la vérité et son application réelle dans nos vies qui a poussé l’Imam Hussein à s’exclamer avec tristesse : « Ne voyez-vous pas que la vérité n’est pas appliquée ? »,.
2. Les dimensions vertigineuses de la Vérité à travers le Saint Coran
Pour saisir véritablement l’immensité et la profondeur de ce concept, il est impératif de nous tourner vers le Saint Coran et d’analyser minutieusement comment le mot « Vérité » (Al-Haqq) y est employé. Ses déclinaisons sont multiples et révèlent la grandeur incomparable de la ligne divine.
Premièrement, Dieu est la Vérité Absolue. Le Coran affirme de manière catégorique et indiscutable que Dieu est la Vérité suprême,. Tout ce qui est invoqué, vénéré ou poursuivi en dehors de Lui n’est que vanité et mensonge, c’est-à-dire le faux,. Dans l’immensité vertigineuse de notre univers, le Créateur est le seul qui représente le pôle absolu de la Vérité.
Deuxièmement, la Religion est la Vérité. Le terme est spécifiquement utilisé pour désigner la religion divine elle-même. Le Livre saint déclare avec force que Dieu a envoyé Son Messager avec la guidance et la « religion de Vérité », dans le but explicite de la faire prévaloir sur toutes les autres croyances.
Troisièmement, la Révélation est la Vérité. Le Coran lui-même, c’est-à-dire la parole divine descendue par révélation sur le cœur du Prophète, est formellement appelé la Vérité. Ce qui a été révélé par le Seigneur est incontestablement la Vérité.
Quatrièmement, la Justice absolue est la Vérité. Le mot Vérité est le synonyme coranique parfait de l’équité et de la justice incorruptible. Dieu juge avec Vérité. Le Coran va d’ailleurs beaucoup plus loin dans cette logique implacable : il nous enseigne que tout jugement rendu entre les hommes qui s’écarterait de cette justice divine n’est même pas qualifié d’injuste, il est considéré comme le néant absolu. Ce n’est absolument rien, ce n’est même pas digne d’être qualifié de jugement divin.
Cinquièmement, l’Incarnation de la Vérité par le Prophète et sa Famille. Enfin, la Vérité s’incarne charnellement et spirituellement en Mohammad et dans la famille pure de Mohammad. Dans les textes sublimes de nos visites pieuses (Ziyarat), nous nous adressons à eux en ces termes magnifiques : « La vérité est en vous, avec vous, émane de vous et retourne à vous ; vous en êtes les dignes membres et la source ». Souvenons-nous également du jour historique du sermon de Ghadir. Ce jour-là, le Messager de Dieu a soulevé bien haut le bras de l’Imam Ali devant la multitude des croyants et a décrété solennellement : « Ali est avec la vérité et la vérité est avec Ali ».
En réunissant l’ensemble de ces riches usages coraniques, le grand dénominateur commun apparaît comme une évidence aveuglante : la Vérité est cette ligne divine absolue, voulue par Dieu pour assurer le salut de l’humanité entière. Qu’elle s’exprime par le Livre, par la religion, par la justice ou par les figures immaculées des Ahl al-Bayt, elle demeure l’unique boussole. Et c’est précisément à cette vérité que nous devons rester attachés au quotidien, car tout ce qui s’en écarte n’est que mensonge.
3. Les deux lois implacables et intransigeantes de la Vérité
Si nous voulons sincèrement adhérer à ce chemin de lumière, nous devons repenser notre approche humaine, souvent faillible, et comprendre que la Vérité obéit à deux lois fondamentales, souvent soulignées dans l’exégèse coranique.
La première loi absolue : La vérité n’accepte aucune division ni aucune relativité. Dans le domaine spirituel et divin, le fractionnement n’existe tout simplement pas. On ne peut pas dire, pour se rassurer : « Je suis sur la vérité à 75 % » ou bien « Je n’applique que 30 % de la vérité ». Ces pourcentages imaginaires sont des excuses psychologiques que nous inventons pour nous consoler et pour justifier nos innombrables faiblesses. La réalité scientifique et divine est binaire et sans appel : soit vous marchez main dans la main avec la vérité, soit vous l’avez quittée. Le Coran est d’une clarté redoutable à ce sujet : au-delà de la vérité, il n’y a absolument rien d’autre que le faux.
La seconde loi incontournable : La vérité est unique, elle ne tolère aucune multiplicité. Le chemin de la vérité n’est pas un vaste supermarché d’options spirituelles. Observez la précision linguistique extraordinaire du Coran lorsqu’il déclare que Dieu fait sortir les croyants « des ténèbres vers la lumière ». Remarquez ceci : la « lumière », qui symbolise la vérité éclatante, est toujours employée au singulier. Pourquoi ? Parce que la vérité est une et indivisible. À l’inverse, les « ténèbres », qui représentent les multiples visages du faux et de l’égarement, sont délibérément mises au pluriel. Il y a mille façons de se perdre, mais il n’y a qu’un seul et unique chemin de vérité.
4. Le Jihad suprême : Le lourd fardeau de la parole vraie face à l’oppression
Prendre la résolution intime et profonde d’être du côté de la Vérité exige d’en assumer toutes les lourdes conséquences. L’Émir des croyants, l’Imam Ali, a prononcé une parole d’une intensité rare sur ce sujet : « Le meilleur des combats (Jihad) est une parole de vérité prononcée face à un dirigeant tyrannique ».
Arrêtons-nous un instant sur cette affirmation vertigineuse. Beaucoup considèrent naïvement que parler est une chose simple et sans danger. Mais je vous pose la question avec gravité : qu’est-ce qui est le plus difficile pour un être humain ?. Se retrouver sur un champ de bataille militaire, fondu dans la masse des combattants, ou se tenir debout, totalement seul et désarmé, face à un souverain oppresseur pour lui jeter la vérité au visage ?. Se lever face au tyran est infiniment plus difficile et périlleux. Cela exige une audace inouïe, une conscience aiguë de la situation, une sagesse profonde, de la perspicacité, un courage indomptable, un cœur solide et une force de caractère virile et exceptionnelle.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, aujourd’hui encore, la grande majorité des gens, lorsqu’ils se retrouvent devant l’autorité suprême, se mettent à trembler. Ils finissent inévitablement par adopter le langage du pouvoir, disant exactement ce que le dirigeant souhaite entendre pour sauver leurs intérêts.
C’est très précisément ce noble combat, ce Jihad suprême, qu’a mené de front l’Imam Hussein. Les habitants de Koufa l’ont supplié par écrit de venir à eux. Dans quel but exact ?. L’Imam le précise lui-même : pour raviver les monuments de la vérité et faire mourir les hérésies. Remarquez avec quelle subtilité l’Imam Hussein oppose la Vérité aux « hérésies » (les innovations religieuses trompeuses), car l’hérésie, en se faisant passer pour la religion, est l’un des pires visages du faux. Il ajoute également que quiconque l’accepte en acceptant la vérité, alors Dieu est plus en droit de détenir la vérité.
5. L’Épopée de Karbala : Quand la Vérité écrase les mathématiques et transcende la mort
Aujourd’hui, mes frères et sœurs, nous subissons une pression colossale. Le rouleau compresseur médiatique, culturel, intellectuel et politique tente en permanence de fausser nos repères les plus intimes. On veut nous faire croire, à tort, que le critère de réussite réside dans des valeurs matérielles. C’est faux,. Le seul et unique véritable critère de notre vie, celui qui déterminera notre salut, doit être celui-ci : suis-je, oui ou non, fermement attaché au chemin de la vérité ?. Que vous soyez membre d’une minorité opprimée ou d’une écrasante majorité, que vous soyez appelé au sacrifice sanglant ou que vous viviez dans la prospérité et le confort, ce critère immuable doit être la seule boussole de chacun de vos jours.
L’histoire tragique et glorieuse de Karbala est le summum absolu de cette démonstration. Revivons ensemble, si vous le voulez bien, ce dialogue bouleversant entre l’Imam Hussein et son jeune fils, Ali Al-Akbar. Alors que la caravane avançait inexorablement, Hussein révéla à ses proches qu’il avait entendu une voix annoncer que ces hommes marchaient vers leur propre mort. Face à l’imminence glaçante de la mort, quelle fut la réaction sublime d’Ali Al-Akbar ?. A-t-il demandé comment ils allaient mourir ?. S’ils allaient souffrir le martyre ou être atrocement blessés ?. Non. Il a posé la seule question qui vaille dans l’univers entier : « Ô père, ne sommes-nous pas sur la vérité ? ».
Lorsque l’Imam lui répondit par l’affirmative, confirmant leur droiture, Ali Al-Akbar prononça cette phrase immortelle qui résonne encore aujourd’hui : « Alors, nous ne nous soucions guère de tomber sur la mort, ou que la mort tombe sur nous »,. Ce que ce noble jeune homme nous enseigne pour l’éternité, c’est que le véritable étalon de la vie humaine n’a aucun lien avec le volume de nos pertes, la gravité de nos blessures ou même l’issue fatale de notre existence. La seule valeur qui triomphe des ténèbres, c’est d’être inconditionnellement attaché à la Vérité.
Un peu plus tard dans cette épopée, ce fut au tour du noble compagnon Zuhair ibn Qayn de s’approcher de l’Imam Hussein pour lui demander à son tour : « Ô Aba Abdillah, ne sommes-nous pas sur la vérité ? ». Et l’Imam, avec la solennité d’un guide divin, lui jura par Dieu et par le droit de la Vérité qu’ils l’étaient incontestablement.
Permettez-moi ici, en tant que prédicateur, de dissiper une erreur monumentale, une confusion linguistique que l’on entend malheureusement trop souvent chez certains orateurs peu attentifs. En décrivant l’attitude de l’Imam Hussein à Karbala, ils citent une phrase affirmant qu’ils n’ont jamais vu un homme « Maksouran » (prononcé avec la lettre Sin, ce qui signifie « brisé ») faire preuve d’autant de fermeté de cœur,. C’est une totale aberration et les gens le comprennent de travers !. L’Imam Hussein n’a jamais laissé transparaître la moindre brisure ou le moindre effondrement sur son noble visage. Le texte historique authentique dit « Makthouran » (avec la lettre Tha). Ce mot signifie tout à fait autre chose : il désigne celui contre qui les ennemis se sont ligués en très grand nombre, celui sur qui s’abattent des hordes d’adversaires. L’Imam n’était pas brisé, il était physiquement submergé par des dizaines de milliers d’ennemis féroces.
Réalisez un instant le déséquilibre mathématique effarant : à Karbala, les soixante-dix compagnons de l’Imam n’avaient même pas soixante-dix chevaux à eux. Ils faisaient face, seuls, à une armée effrayante de soixante-dix mille hommes lourdement armés. Si le critère du succès était le nombre de soldats ou la puissance de l’équipement militaire, la bataille n’avait aucun sens. Mais à Karbala, ni le nombre, ni la logistique n’étaient des critères valables ; seule la certitude d’être sur la Vérité importait.
6. Le discernement : Comment reconnaître la Vérité dans le chaos contemporain ?
Face à ce discours exigeant, une question brûlante doit s’imposer à votre esprit : avec l’abondance d’écoles de pensée, la profusion de courants politiques et idéologiques qui nous assaillent aujourd’hui, comment faire le tri ?. Comment distinguer la vérité du mensonge dans ce chaos intellectuel assourdissant ?.
L’Imam Ali nous a fourni la clé de lecture absolue lors de la tristement célèbre bataille du Chameau. Un homme est venu le voir, complètement déboussolé. Il voyait s’entretuer des figures historiques de l’Islam, des proches du Prophète, la propre épouse du Prophète d’un côté, et le gendre du Prophète de l’autre. Face à ce trouble profond, l’Imam Ali a énoncé cette règle d’or, qui devrait être gravée en lettres de feu dans nos esprits : « Connais la vérité, et tu reconnaîtras ses gens. Car la vérité et le mensonge ne se mesurent pas à l’aune ou au rang des hommes ».
C’est un principe fondamental. Les hommes sont, par nature, faillibles et changeants. Un homme peut marcher droit aujourd’hui et sombrer misérablement dans l’égarement demain. Vous ne pouvez pas baser votre foi sur de simples individus. Vous devez d’abord vous instruire, comprendre ce qu’est la justice, étudier le Coran, assimiler profondément les enseignements de la famille du Prophète et comprendre où se trouve leur ligne directrice. Une fois que vous maîtrisez ces critères divins sur le plan théorique, vous observez le terrain et vous identifiez ceux qui les mettent réellement en pratique.
Malheureusement, notre époque est malade. Aujourd’hui, n’importe qui, sans aucune qualification, sans n’avoir jamais sérieusement lu le Coran ou le Nahj al-Balagha, sans avoir jamais mis les pieds dans une école théologique (Hawza) ou une université, s’érige en juge suprême et distribue des avis juridiques (fatwas) comme bon lui semble,. Ils décrètent qui a tort et qui a raison au gré de leurs passions et de leurs humeurs. C’est tout simplement absurde !. Posez-vous la question : si vous ne savez pas conduire vous-même, oseriez-vous faire passer le permis de conduire à autrui ?. Non, évidemment !. Alors comment des ignorants osent-ils juger de la Vérité divine ?. Pour identifier les véritables partisans de la Vérité, il faut soi-même s’être longuement formé à l’exigence de la Vérité.
C’est cette certitude absolue, ce lien indéfectible qui a maintenu l’Imam Hussein et ses compagnons debout. C’est ce qui leur a permis d’endurer la soif déchirante, les blessures béantes et les sacrifices les plus ultimes, parce qu’ils savaient intimement qu’ils étaient avec Dieu. Nous prions le Très-Haut de nous affermir sur cette religion de Vérité, et de nous compter parmi les fidèles de Mohammad et de sa famille dans la vie future, pour bénéficier de leur intercession,.
7. Annonce Pratique Importante : L’Unité sacrée pour commémorer Karbala
Avant de clôturer ce très long exposé, je me dois de vous faire part d’une décision logistique fondamentale concernant l’organisation de nos rassemblements pour la commémoration du martyre de l’Imam Hussein. Cette décision n’est pas un simple détail de calendrier ; elle est l’illustration même du principe d’unité dans la Vérité que nous venons longuement de développer.
Comme vous le savez sans doute, nous avions initialement croisé les avis de nos différents juristes (fuqaha). Certains annonçaient le début de Muharram mardi, d’autres mercredi. Pour regrouper tout le monde, nous avions convenu de débuter nos rassemblements de deuil le lundi. Selon ce calcul initial, le jour d’Achoura (le dixième jour) devait tomber un jeudi, et nous aurions logiquement clôturé nos assemblées la nuit du treizième jour, c’est-à-dire le samedi.
Toutefois, ces tout derniers jours, une initiative grandiose et véritablement historique a vu le jour. Un appel solennel à l’unification totale des rassemblements (Majalis) à travers le Liban, la Syrie, l’Irak et l’Iran a été lancé par nos instances dirigeantes. Le but de cette démarche exceptionnelle ?. Faire en sorte que le jour symbolique de la commémoration d’Achoura tombe simultanément partout le vendredi.
Pourquoi modifier notre calendrier en cours de route pour cela ?. Pour la majesté, la prestance et la force de l’unité des rangs de la communauté,. L’impact est sans commune mesure. Imaginez un instant la différence visuelle, spirituelle et politique : voir des dizaines de millions de croyants à travers tout le Moyen-Orient et le monde entier crier leur fidélité à l’Imam Hussein d’une seule voix, un seul et même jour (le vendredi),. Comparez cela à une situation morcelée où la moitié des fidèles marche le jeudi et l’autre moitié le vendredi,. Cette division calendaire, bien qu’involontaire et basée sur des avis respectables, projette une image d’éclatement et de division que nous voulons à tout prix éviter.
L’unité confère à notre deuil une prestance majestueuse, une présence écrasante et une harmonie totale dans le monde entier. En totale cohérence avec cette noble cause de l’unité, et en insistant sur son immense importance stratégique et spirituelle, nous avons décidé de nous aligner pleinement et de réviser nos dates. Le jour d’Achoura sera donc officiellement et solennellement commémoré ce vendredi,.
Par conséquent, nous ne terminerons pas nos rassemblements brusquement le vendredi. Nous prolongerons nos assemblées spirituelles pour deux soirées supplémentaires, le vendredi soir et le samedi soir. Le rassemblement du samedi soir marquera la conclusion définitive de nos commémorations pour cette période.
Je vous remercie profondément pour votre patience face à ces ajustements de dernière minute et pour la fatigue supplémentaire que nous pouvons vous occasionner.
Je demande sincèrement pardon à Dieu, pour moi et pour vous,. Que la paix, la miséricorde et les abondantes bénédictions de Dieu soient sur vous tous.

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