Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Louange à Dieu, Seigneur des mondes, et que la prière et la paix soient sur notre maître et prophète Muhammad, sur sa famille pure et sur ses nobles compagnons choisis.
Je m’adresse à vous aujourd’hui, chers frères et sœurs, avec un cœur lourd, alors que nous commémorons cette immense tragédie, celle du martyre de notre maître Aba Abdillah, l’Imam Hussein, tombé avec un petit groupe de fidèles dont le nombre était restreint, mais dont la valeur spirituelle était incommensurable. Mais pour comprendre Karbala, il nous faut remonter le temps. Cette tragédie sanglante n’aurait jamais pu avoir lieu si elle n’avait pas été précédée, préparée et rendue possible par une autre tragédie, bien plus silencieuse et bien plus ancienne.
Il faut d’abord comprendre comment se construit un être humain dans la société. Outre notre enveloppe charnelle, chacun de nous possède une dimension immatérielle : une image morale gravée dans l’esprit des gens. Cette image est forgée par nos qualités, nos actions, notre savoir, notre présence sociale, notre charisme, mais aussi par notre lignée et nos origines familiales. Certes, comme le dit si bien la poésie : « Le véritable homme est celui qui dit ‘Me voici’, et non celui qui s’enorgueillit en disant ‘Mon père était…’ ». Néanmoins, l’histoire et la réputation de notre famille jouent un rôle fondamental dans la crédibilité qui nous est accordée.
Le fléau absolu : L’anatomie du meurtre moral
C’est ici que frappe ce que je nomme le « meurtre moral ». Détruire cette image immatérielle, s’attaquer à la réputation, à l’honneur et à la dignité d’un individu est une entreprise infiniment plus destructrice que de mutiler son corps physique. Pourquoi croyez-vous que certains individus, face à la ruine de leur réputation, choisissent de s’ôter la vie ? Ce n’est pas par simple désespoir financier, mais parce qu’ils réalisent qu’une vie où leur honneur est piétiné, où ils sont humiliés publiquement, est une vie qui a perdu tout son sens et sa valeur. Le grand poète arabe Al-Mutanabbi l’a immortalisé avec une justesse poignante : « Les blessures causées par la lance finissent par se refermer, mais les plaies infligées par la langue, elles, ne guérissent jamais ».
Ce meurtre invisible prend des formes d’une cruauté inouïe. Il se manifeste par la diffusion d’odieux mensonges, par une entreprise systématique d’humiliation et d’avilissement. Pour vous donner une idée de la violence psychologique de la moquerie, une expérience sociale a été menée sur un individu sain d’esprit : un groupe de ses pairs s’est mis à se moquer de lui sans répit. Au bout de seulement neuf ou dix jours, cet homme a commencé à développer des signes cliniques de folie. La moquerie rend fou. L’exclusion sociale et politique, qui consiste à priver un citoyen de ses droits ou à l’isoler de sa communauté, en est une autre forme. La plus terrible reste sans doute la falsification de l’Histoire : lorsqu’un ennemi puissant et influent décide d’effacer les accomplissements d’un homme brillant pour que les générations futures n’en gardent aucune trace.
C’est pourquoi l’Islam, religion de l’équité et de la dignité, a érigé des remparts infranchissables contre ce meurtre moral. Notre foi interdit formellement la médisance (ghibah), le colportage (namimah), et le buhtan – ce crime gravissime qui consiste à accuser à tort une personne d’un acte qu’elle n’a jamais commis. L’Islam prohibe la propagation de la turpitude parmi les croyants et l’usage de surnoms injurieux ; en somme, tout ce qui porte atteinte à la réputation d’un être humain est strictement banni par la loi divine.
Mais regardons avec lucidité nos propres foyers : combien de parents commettent ce meurtre moral sur leurs propres enfants ? En rabaissant constamment un enfant, en le réprimandant avec violence et en se moquant de lui, on brise sa psyché. Cet enfant, devenu adulte, sera psychologiquement instable et incapable de respect, car il n’en a jamais reçu. Pire encore, une société gangrenée par cette mauvaise éducation et cette violence verbale devient désensibilisée : elle acceptera les pires falsifications et atrocités historiques sans la moindre indignation.
Le combat des Prophètes face à la machine à broyer les réputations
Dieu, dans Son infinie sagesse, a toujours choisi Ses prophètes et Ses réformateurs au sein de familles d’une réputation irréprochable. Le Prophète Muhammad, que la paix soit sur lui, venait d’une lignée extrêmement respectée à La Mecque, celle de son grand-père Abdul Muttalib et de son aïeul Hashim – celui-là même qui nourrissait généreusement son peuple en brisant le pain dans le bouillon (Al-Tharid). Cette noblesse de lignage était une assise nécessaire pour la réussite de sa mission.
Pourquoi cette intégrité est-elle si vitale ? Parce qu’un discours de réforme n’a de poids que s’il est soutenu par la crédibilité totale de celui qui le prononce. Une personne connue pour sa vérité et son honnêteté, dont les actes reflètent parfaitement les paroles, aura un impact profond. À l’inverse, si quelqu’un appelle au bien tout en pratiquant le mal, ses paroles seront mortes avant même d’atteindre les oreilles de son audience.
Mais voilà le drame : cette force morale extraordinaire, cette capacité des prophètes à réveiller les consciences, représentaient une menace mortelle pour les puissants, les corrompus et les élites décadentes de ces sociétés. Pour préserver leurs privilèges, ces tyrans devaient à tout prix saboter la mission des envoyés de Dieu. Leur arme de prédilection ? Le meurtre moral. Les démons parmi les hommes se sont acharnés à travers les âges à inverser les réalités : faire passer le mensonge pour une vérité absolue, et dépeindre la vérité lumineuse des prophètes comme une sombre aberration.
Notre bien-aimé Prophète a subi de plein fouet cette tempête de diffamation. À La Mecque, on ne s’est pas contenté de le rejeter ; on a tenté de le détruire de l’intérieur. On l’a traité de sorcier, de menteur pathologique, de poète égaré, de devin charlatan. On l’a accusé d’être un faussaire, prétendant que ses révélations n’étaient que de vieilles légendes qu’on lui dictait matin et soir. Voyant que malgré ces calomnies, les cœurs purs continuaient de se rallier à lui, ils ont finalement opté pour la tentative d’assassinat physique, dont Dieu l’a sauvé.
Et croyez-vous que l’exil à Médine lui a offert le repos ? Nullement. Ce furent alors les hypocrites qui prirent le relais de cette guerre souterraine. Ils l’ont accusé de naïveté, ont remis en doute ses jugements, l’ont accusé de manquer de justice dans ses partages. Ils ont orchestré de vastes campagnes de rumeurs pour semer l’angoisse et le désespoir parmi les musulmans, les décourageant de participer à l’effort de guerre, et propageant la peur. Ces semeurs de discorde ont même ravivé les vieilles haines tribales, menant les tribus des Aws et des Khazraj au bord de la guerre civile fratricide, et tentant de briser l’unité entre les Émigrés (Muhajirun) et les Auxiliaires (Ansar).
Des actes de haute trahison furent fomentés, comme la construction de la « Mosquée de la Nuisance » (Masjid al-Diraar) et les manœuvres d’Abu Amr le Moine. C’est précisément pour empêcher un coup d’État orchestré par ces individus que le Prophète, en partant pour la bataille de Tabouk, a laissé l’Imam Ali à Médine en lui déclarant : « Tu es pour moi ce que Haroun (Aaron) était pour Moussa (Moïse) ».
L’insolence n’avait plus de limites. Des hommes comme Al-Hakam ibn Abi al-As osaient marcher derrière le Messager de Dieu en imitant sa démarche pour le ridiculiser, un affront qui lui valut, avec son fils Marwan, d’être exilé de Médine. L’objectif de ces railleries, des voix élevées au-dessus de la sienne, de ce manque de respect constant, et des multiples tentatives d’assassinat, était clair : saper progressivement l’autorité du Prophète, banaliser sa figure et détruire sa sacralité aux yeux de la nation.
L’agonie, l’usurpation et le reniement des volontés prophétiques
Le point culminant de cette trahison s’est produit dans les tout derniers jours de sa vie bénie. Sentant le danger, le Prophète avait pris des précautions en ordonnant à l’armée d’Usama ibn Zayd de se mettre en route, y incluant certains individus susceptibles de semer le trouble. Il avait même maudit quiconque refuserait de s’enrôler dans cette armée. Pourtant, beaucoup ont désobéi, sont restés en arrière, et ce sont ceux-là mêmes qui prendront le pouvoir peu après.
L’ultime tragédie, la « grande calamité », eut lieu sur son lit de mort. Lorsqu’il demanda de quoi écrire un testament destiné à protéger définitivement la communauté de l’égarement, on le lui refusa violemment. Un compagnon a osé déclarer : « Le Prophète délire sous l’effet de la maladie, le Livre de Dieu nous suffit ! ». Comment peut-on accuser le Messager infaillible de Dieu de délire ?
Après sa mort, l’abandon fut effroyable. Les funérailles du Sceau des Prophètes, du guide de la nation, ont été délaissées par la majorité de ses compagnons, trop occupés à se disputer le pouvoir. L’indifférence fut telle que certaines de ses propres épouses n’ont réalisé qu’il était enterré qu’en entendant le sinistre bruit des pelles jetant la terre sur son corps.
La machine du meurtre moral, désormais libre de toute contrainte prophétique, s’est alors tournée vers sa famille, les Ahl al-Bayt. Le Prophète leur avait pourtant conféré une sacralité absolue : il avait déclaré que la frappe de l’épée d’Ali lors de la bataille du Fossé valait l’adoration de toute l’humanité jusqu’au Jour du Jugement ; que Fatima était la souveraine des femmes des mondes, et que Hassan et Hussein étaient les maîtres des jeunes du Paradis. Tout cela fut balayé d’un revers de main, vidé de sa substance sacrée.
Prenez l’exemple déchirant de Fatima. Lorsqu’elle est venue réclamer son héritage légitime, on a rejeté sa demande en inventant de toutes pièces la règle selon laquelle « les prophètes ne lèguent rien, ils ne lèguent que le savoir et la sagesse ». Analysons cette immense contradiction historique : si l’on admet que les prophètes ne lèguent que la sagesse, et que Fatima est l’héritière directe de ce savoir divin, comment a-t-on pu rejeter son témoignage ? Si elle est l’incarnation de la sagesse héritée de son père, sa parole aurait dû être crue sur-le-champ ! Pourtant, elle fut traitée de menteuse et renvoyée les mains vides.
La gouvernance qui suivit instaura des dérives institutionnelles catastrophiques. Sous le califat d’Umar ibn al-Khattab, l’égalité économique originelle de l’Islam fut détruite. Il instaura une discrimination raciale et tribale scandaleuse, privilégiant les Arabes sur les non-Arabes, et les Quraysh sur les Ansar lors de la distribution des richesses de l’État. Les historiens s’accordent à dire que la terrible injustice qui explosera sous Uthman a pris ses racines dans ces politiques inégalitaires d’Umar. C’est également Umar qui a validé la sinistre innovation (Bid’ah) du « triple divorce prononcé en une seule fois ». Pour punir un seul homme, il a promulgué une loi qui a fragilisé la cellule familiale sunnite pour des siècles. Des mariages se sont retrouvés dissous en un instant, sans témoins, sans conditions de pureté, laissant des femmes et des enfants dans la rue, et créant une instabilité sociale qui perdure tragiquement encore de nos jours.
L’apogée des ténèbres : Les Quatre Décrets de Muawiya
Mais le véritable architecte de ce meurtre moral à l’échelle industrielle fut Muawiya. Ce qu’il a fait ne relève pas de la simple opposition politique, c’est la plus grande entreprise de falsification de l’Histoire humaine. L’historien Al-Mada’ini, rapporté par Ibn Abi al-Hadid, nous détaille les quatre décrets terrifiants instaurés par Muawiya après ce qu’on a cyniquement appelé « l’année du groupe ».
Le Premier Décret était une condamnation à mort sociale et physique. Muawiya a ordonné que l’on maudisse Ali sur chaque chaire, dans chaque province de l’empire. Il a retiré toute protection (Bara’at al-Dhimmah) à quiconque oserait raconter le moindre mérite d’Ali (qu’il appelait péjorativement « Abu Turab ») ou de sa famille. Il a placé des tyrans sanguinaires comme Ziyad ibn Abih à la tête de Koufa et Bassora. Ziyad, qui connaissait bien les chiites pour les avoir côtoyés, les a traqués sans pitié. Il les a massacrés sous les pierres, leur a coupé les mains et les pieds, leur a crevé les yeux, les a crucifiés sur des troncs de palmiers, et les a exilés aux confins de l’Irak. La terreur était absolue.
Le Deuxième Décret visait l’anéantissement juridique. Muawiya a ordonné aux juges de rejeter d’office le témoignage de toute personne soupçonnée d’aimer la famille du Prophète. Ils étaient traités comme des sous-citoyens, déchus de leurs droits civiques les plus élémentaires.
Le Troisième Décret instaura la corruption de la mémoire. Muawiya a incité la population à inventer des vertus pour Uthman. Les faussaires étaient inondés d’or, de vêtements de soie et de terres. Les gens se sont mis à rivaliser de mensonges, inventant des mérites ridicules et sans aucun fondement, simplement pour s’attirer les faveurs et l’argent du pouvoir. Ces mensonges inondèrent le monde arabe et permirent l’ascension sociale des plus grands menteurs.
Le Quatrième Décret fut le coup de grâce porté à la vérité. Réalisant que les fables sur Uthman devenaient trop nombreuses, Muawiya ordonna une nouvelle phase : il exigea qu’on invente massivement des mérites pour les premiers califes, Abu Bakr et Umar, ainsi que pour d’autres compagnons, avec le but explicite et avoué de contredire systématiquement chaque vertu authentique que possédaient Ali et les siens. Si Ali avait une vertu, il fallait immédiatement en inventer une similaire ou supérieure pour un autre.
Cette propagande effroyable n’est pas restée dans les palais. Elle fut diffusée sur les places publiques, imposée aux professeurs des écoles coraniques. Les enfants innocents ont appris ces mensonges par cœur, avec la même ferveur qu’ils apprenaient le Saint Coran. Ils les ont transmis à leurs femmes, à leurs serviteurs, empoisonnant l’inconscient collectif pour des générations.
Pour s’assurer de l’éradication totale des fidèles d’Ali, Muawiya a exigé qu’ils soient rayés des registres de l’État (Diwan), les privant de toute allocation familiale et financière, et ordonnant la destruction de leurs maisons. La pression économique et psychologique était si insoutenable que des hommes magnifiques comme le vénérable Kumayl ibn Ziyad, arrivé à un âge avancé, a dû se livrer volontairement aux bourreaux d’Al-Hajjaj. Pourquoi ? Parce que le tyran menaçait de couper les vivres à toute la tribu de Kumayl s’il ne se rendait pas. L’exil est devenu la seule issue pour beaucoup, poussant des fidèles à fuir l’Irak pour fonder, par exemple, la grande communauté chiite de Qom en Iran.
Le naufrage de la conscience historique et le triomphe de la résistance
Le résultat de cette barbarie d’État fut une tragédie cognitive. Avec le temps, les générations pieuses, qui détestaient le mensonge, se sont mises à rapporter ces faux récits. Pensant de bonne foi qu’il s’agissait d’une vérité historique, ces croyants sincères ont intégré politiquement et spirituellement une vaste machination criminelle.
La cruauté s’est normalisée. Sous le sanguinaire Al-Hajjaj, la simple détestation d’Ali était un tremplin pour le pouvoir. On raconte qu’un linguiste a approché Al-Hajjaj en disant : « Mon père m’a fait une grande injustice, il m’a appelé Ali à la naissance. » Cette simple déclaration de haine envers son propre prénom lui a valu d’être nommé à un poste de gouverneur ! On ne recrutait plus sur la compétence, mais sur le degré de haine envers les héritiers du Prophète.
Des décennies plus tard, la décadence se poursuivait sous les Abbassides. Le calife Al-Mutawakkil employait un bouffon de cour qui plaçait un coussin sous sa robe pour imiter le ventre de l’Imam Ali, dansant et se moquant de lui en le clamant « le Calife des Musulmans », sous les éclats de rire de l’assemblée. À ses côtés, des poètes stipendiés comme Ali ibn al-Jahm déclamaient des poèmes injurieux contre le Commandant des Croyants.
Voici comment l’Histoire a été fabriquée. Le vrai est devenu faux, et le faux a été couronné comme vérité. Les ennemis acharnés de l’Islam, ceux qui n’avaient embrassé la religion qu’à la pointe de l’épée, sont devenus les figures intouchables et sacrées de la nation. Et ceux qui, par leur sang et leur savoir, ont posé les fondations mêmes de l’Islam, ont été traqués comme des bêtes sauvages et exilés aux quatre coins du monde.
Certes, le Messager de Dieu est mort physiquement à Médine, mais il continue d’être assassiné moralement chaque jour. Il est assassiné chaque fois qu’on lui attribue des mensonges qu’il n’a jamais prononcés. Il est assassiné à chaque fois que la mémoire de sa famille est salie, cette même famille qu’il avait supplié la nation de protéger, et qui fut finalement massacrée.
La plus grande perfidie des tyrans n’est pas de tuer leurs opposants, mais de manipuler l’image de ces martyrs dans la conscience populaire. C’est un meurtre qui détruit l’intellect, les liens humains et la compréhension même de notre histoire. Et face à ce meurtre moral, ni les épées ni la force physique ne peuvent rien. Il n’y a qu’une seule véritable arme de résistance : la Conscience et la Connaissance de l’Histoire. C’est pour cette raison vitale que les Ahl al-Bayt protégeaient le Savoir avec la même ferveur qu’ils protégeaient leur propre respiration. C’est aussi pour cela que l’Imam Hussein, avant de marcher vers la mort en Irak, a tenu à s’arrêter à La Mecque : pour rappeler aux pèlerins venus de tous les horizons les vertus de sa famille que les Omeyyades essayaient frénétiquement d’effacer.
Malgré quatorze longs siècles de propagande étatique, de meurtre moral continu, de terreur et d’endoctrinement, je vous pose la question : ont-ils réussi ? Non ! Le nom d’Ali n’est pas mort. Le nom de Fatima n’a pas été effacé. Les noms de Hassan et de Hussein brillent plus que jamais. Face à cette immense machine de broyage, chaque tentative de les salir n’a fait que renforcer l’amour brûlant des croyants à leur égard. La machine de propagande a échoué là où on ne l’attendait pas, grâce à Dieu, et grâce aux efforts surhumains des fidèles sincères qui ont enduré d’indicibles souffrances et bravé la mort pour démonter, un à un, les mensonges des ennemis de la vérité.
Je prie Dieu, le Très-Haut, de nous accorder, à vous comme à moi, la grâce d’être les gardiens de cet héritage sacré. Puissions-nous continuer cette œuvre de résistance spirituelle, en protégeant l’Histoire du Prophète et de sa sainte famille contre la falsification, l’oubli et le meurtre moral.
Que Dieu nous donne la constance et la force d’exceller dans nos œuvres. Que la paix et les bénédictions divines inondent l’âme de Hussein, de Ali ibn al-Hussein, des enfants de Hussein, et de ses loyaux compagnons qui ont offert le sang de leurs veines à ses côtés. Que la paix de Dieu soit sur vous tous, et qu’Il magnifie notre récompense en ces jours de mémoire et de deuil.

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